le rôle des grands-parents
écrire son autobiographie

Les grands-parents “saoulés” par leurs petits-enfants, vraiment ?

J’ai bien ri en préparant l’un de mes ateliers d’écriture lorsque je suis tombée sur ce chiffre : 67 % des grands-parents préfèreraient avoir leurs petits-enfants “en photo” qu’avec eux pendant les vacances. Je simplifie… mais c’était le chiffre donné par ce sondage*, allègrement repris dans la presse : une “corvée”, la “galère” etc… Ah oui ? En atelier, nous avons donc parlé des relations avec les petits-enfants et franchement… Il y a de quoi rassurer les affreux parents qui confient leurs petits monstres aux soins de grands-parents au bord de la crise de nerfs…

Profondément attachés à leurs petits-enfants, ils les attendent impatiemment !

Ils ont beau appeler leur petite marmaille les “Chic-Ouf” (“Chic, ils arrivent ! Ouf, ils repartent !”), les grands-parents attendent impatiemment l’arrivée de leurs petits-enfants. Dès leur naissance, ils font l’objet d’un amour sans borne. Je généralise, bien sûr, mais je préfère mettre en lumière le positivisme auquel j’ai été confrontée plutôt que le cynisme ambiant…

Alors oui, les papys et mamies, et autres Mamina, Mamita, Papé et Papou, ont le cœur qui chavirent lorsqu’ils prennent entre leurs bras ce bébé qui vient agrandir la famille et qu’ils fourrent leur nez dans le petit cou tout chaud… Même plus grand, lorsqu’il débarque avec ses allures d’ado et son smartphone, l’enfant reste cette petite lumière qui vient réchauffer la maison de ses grands-parents. Surtout lorsque le lien s’est construit et renforcé, année après année.

Ils ont plein de choses à transmettre.

Tout n’est pas forcément rose mais accueillir ses petits-enfants (pour peu que les parents veuillent bien les confier, mais c’est une autre histoire…) permet de partager des moments gravés dans les mémoires des uns et des autres. Il y a tant à faire et à leur transmettre ! Apprendre à cuisiner sa recette préférée, évoquer les membres disparus pour permettre à l’enfant de reconstituer,  plus tard peut-être, la chaîne dont il est un maillon…

(Cela me fait d’ailleurs penser à ma fille, qui ne cesse d’évoquer, depuis qu’elle a 3 ou 4 ans, mon propre grand-père disparu et qu’elle n’a jamais connu, contrairement à tous ses arrières grands-parents – oui, nous avons cette chance !).

Lire, découvrir la nature, se promener, nager, construire des cabanes, coudre, jardiner… sont autant de menues et grandes activités que les grands-parents que je connais ne se lassent pas de partager avec leurs petits.

Et ils peuvent enfin s’amuser (les grands-parents, pas les petits-enfants… enfin les deux !).

J’ai également retenu que les grands-parents adoooorent s’amuser avec leurs petits-enfants ! Bien plus que les éduquer, leur apprendre la politesse ou leur faire réviser leurs devoirs… Le pédopsychiatre Marcel Rufo a d’ailleurs souligné que l’heure de la grand-parentalité constitue :

une deuxième chance d’être encore de grands-enfants.

Car ils jouent, ils retrouvent leur enfance plutôt que de devenir une seconde fois parents.

Alors faites les fous, construisez ensemble des temples de Lego, chantez à tue-tête l’hymne du Livre de la Jungle “Il en faut peu, vraiment très peu pour être heureux”, jouez à cache-cache et emplissez votre cœur des rires de vos petits !

NB : je tiens à préciser que ce billet n’est pas (uniquement) un plaidoyer pour que mes enfants puissent continuer à squatter la maison et l’attention de leurs grands-parents… Quoique…

* Sondage Opinionway pour Belambra de février 2015

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