Défi "confinés inspirés"

Défi J20 : L’acrostiche (3/3)

Suite et fin des acrostiches.
Pour saisir le message, il est important de savoir lire entre les lignes et…
A la verticale !
Avec les textes de Denis, Margaux, Françoise S. et Saïda.

Photo : Victor Freitas


Sevré (Denis)

Je trouve ce temps trop long,
Oubliée l’insouciance.
Un instant j’espère,
Enfin une lueur d’espoir,
Retrouver ton chemin est tout ce que j’attends.

A la fin du jour,
Une croix de plus sur le calendrier, espoir déçu.

Garder la confiance,
Oublier la douleur de l’absence.
La nouvelle nous parviendra bientôt :
Fin du confinement et pouvoir te retrouver. 


(Margaux)

Souffrance de l’absence
Amour, petit Amour
Mignon comme toujours
Usure de tes joues
Elan de mes bisous
Larmes de fou

Candide poupée
Hochet secoué
Lovée dans ton berceau
Ode à l’Amour
Etreinte de mes bisous


(Françoise S.)

Là-haut, dans les chemins
A priori sans rencontres

Mon chemin était tracé
On y va pour respirer
Non pas pour te dégrader
Tu me manques depuis des années
Avec tes sommets à couper le souffle
Gagner la cime 
Ne m’a jamais rebutée
En marchant sur tes sentiers.


(Saïda)

La légèreté maintenant où est-elle ? peut-être coincée cette année ? peut- être disparue à jamais ? errant entre deux pensées ?
Et je pourrais étaler mes boniments pour remonter le moral de mes troupes, et comment la nature est belle en ce moment clé.


Papillon sourire de Claire, léger comme une plume, où es-tu ? Viens m’extraire de ma vrille, installée et roulant comme une bille, à travers mes pensées les plus fébriles.
Rien que ton souvenir me plonge dans une lucidité sans limite, où certaines espèces n’ont plus leur place, où la nature commandera, et sa beauté reprendra.
Interminable pour moi tu es devenu, un passé déjà qui se cachera dans une faille, et de mes entrailles tu sortiras, comme une ombre rejoignant la lumière, et à la face tu m’exploseras.
Nier ton existence n’est pas une solution, alors mon épreuve commencera; de ta réaction je me nourrirai, de ton feu je me purifierai, de ton eau je me laverai, à ton pouvoir tu me soumettras.
T’accepter afin d’aimer ce monde, qui m’a vue naître et qui me verra mourir, qui m’aime comme je suis, avec cette vision renouvelée et profonde.
Et de cette phrase « malgré mes forces et mes faiblesses, je m’aime comme je suis et l’univers m’aime aussi », pour sauver mon âme des profondeurs de cette hécatombe.
Mais grâce à ton message, mon cœur reprendra à aimer ce qui m’entoure, à m’accrocher aux branches de ton arbre en feuille, et dans un élan de survie je me servirai de ton ombre.
Peut-être cueillir tes fruits à la lumière de ton été, préparer ta terre cet automne avant de me recueillir cet hiver et sentir mon cœur qui te sourit.
S’ouvrir enfin aux papillons, aux coccinelles, aux coquelicots, aux fleurs, et que ta saison prochaine soit au rendez-vous dans mon cœur meurtri.

1 Comment

  1. Merci Denis pour cet espoir qui je l’espère sera intacte et pour ton retour sur les greens avec ce plaisir que seule la passion peut procurer
    Merci Margaux pour cet hymne à l’amour
    Ton texte Françoise me touche quelque part au plus profond de moi et ton sommet résonne comme une divinité infinie, merci

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